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Kyoto en 3 jours : l’itinéraire idéal pour une première visite

Publié le · 4 min de lecture

Le temple Kiyomizu-dera et sa terrasse en bois au milieu des érables rouges, à Kyoto
Photo : Martin Falbisoner · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Ancienne capitale impériale pendant plus de mille ans, Kyoto compte plus de 1 600 temples et 17 sites inscrits au patrimoine mondial. Impossible de tout voir : voici un programme de 3 jours qui regroupe les visites par quartier, pour passer plus de temps à visiter qu’à attendre le bus.

Le secret pour visiter Kyoto : partir tôt

Kyoto est l’une des villes les plus touristiques du Japon. Les sites stars sont bondés dès 9 h 30. Arriver à l’ouverture, ou même avant pour ceux qui sont toujours ouverts comme Fushimi Inari, change complètement l’expérience.

Jour 1 : Fushimi Inari et l’est de Kyoto

Un chemin bordé de torii rouges au sanctuaire Fushimi Inari
Photo : Basile Morin · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le matin : Fushimi Inari Taisha. Le sanctuaire et ses milliers de portiques rouges (torii) sont ouverts jour et nuit et gratuits. Venez avant 8 h : la foule se concentre sur les premières centaines de mètres. Montez au moins jusqu’au point de vue de Yotsutsuji, à environ 45 minutes de marche : il y a beaucoup moins de monde, et la vue sur la ville est superbe. Accès : gare JR Inari, à 5 minutes de la gare de Kyoto.

Fin de matinée : Kiyomizu-dera. Le célèbre temple et sa terrasse en bois, posée sur 139 piliers, surplombent la ville. Entrée : environ 500 ¥ (~3 €).

L’après-midi : Sannenzaka, Ninenzaka et Yasaka. Descendez à pied par ces ruelles pavées bordées de maisons en bois, de salons de thé et de boutiques, jusqu’à la pagode Yasaka et au sanctuaire Yasaka.

Le soir : Gion. Promenez-vous dans le quartier des geishas, le long de la rue Hanamikoji et du canal de Shirakawa, l’un des plus jolis coins de Kyoto à la nuit tombée.

Respectez les geishas (geiko et maiko) : ne les suivez pas et ne les photographiez pas sans leur accord. Plusieurs ruelles privées de Gion sont désormais interdites aux touristes, et une amende peut s’appliquer. Suivez les panneaux.

Jour 2 : Arashiyama et le pavillon d’Or

Le chemin de la bambouseraie d’Arashiyama, entre les grands bambous
Photo : Erol Ahmed · CC0, via Wikimedia Commons

Très tôt : la bambouseraie d’Arashiyama. Le chemin entre les bambous géants est gratuit et ouvert en permanence. Après 9 h, il devient difficile d’avancer : visez 7 h 30. Accès : 15 minutes de train JR depuis la gare de Kyoto (gare de Saga-Arashiyama).

Le matin : Tenryu-ji et le pont Togetsukyo. Le jardin zen du temple Tenryu-ji, classé au patrimoine mondial, est l’un des plus beaux de Kyoto. Puis flânez jusqu’au pont Togetsukyo et, si vous avez de l’énergie, montez au parc aux singes d’Iwatayama (20 minutes de grimpette, vue sur la ville).

L’après-midi : le nord-ouest. Prenez un bus ou un taxi vers :

  • le Kinkaku-ji, le pavillon d’Or, entièrement recouvert de feuilles d’or (environ 500 ¥, ~3 €) ;
  • le Ryoan-ji, et son célèbre jardin sec de 15 pierres, à 20 minutes à pied.

Le soir : dînez dans le marché couvert de Nishiki (attention, la plupart des stands ferment vers 17 h ou 18 h) ou dans les petits restaurants de Pontocho, une ruelle étroite au bord de la rivière.

Jour 3 : excursion à Nara, ou Kyoto au rythme lent

Option A : Nara (une demi-journée ou une journée)

Un daim allongé sur les pavés près du temple Todai-ji, à Nara
Photo : Photos of Japan · CC0, via Wikimedia Commons

À 45 minutes de Kyoto en train (lignes Kintetsu ou JR), Nara a été la toute première capitale du Japon. Vous y verrez :

  • le Todai-ji, l’un des plus grands bâtiments en bois du monde, avec son Bouddha en bronze de 15 mètres ;
  • des centaines de daims en liberté dans le parc. Ils saluent les visiteurs en échange de biscuits spéciaux (shika senbei), mais attention, ils peuvent mordiller ;
  • le sanctuaire Kasuga Taisha et ses milliers de lanternes.

Option B : rester à Kyoto

  • Le chemin de la Philosophie, une promenade de 2 km le long d’un canal bordé de cerisiers.
  • Le Ginkaku-ji, le pavillon d’Argent, et ses jardins de mousse.
  • Le Nanzen-ji et son aqueduc en brique.
  • Le château de Nijo, résidence des shoguns, et ses « parquets rossignols » qui chantent sous les pas pour signaler les intrus.

Se déplacer à Kyoto

  • Le bus couvre toute la ville, avec un tarif unique de 230 ¥ dans le centre (~1 €), payable avec la carte Suica. Mais il est souvent bondé et pris dans les bouchons.
  • Le train et le métro sont plus rapides : privilégiez-les dès que possible (lignes JR, Keihan, Hankyu, métro Karasuma).
  • Le pass métro et bus d’une journée coûte environ 1 100 ¥ (~6 €). Il n’est rentable qu’à partir de 4 ou 5 trajets.
  • À vélo, Kyoto est plate et très agréable. On trouve de nombreuses locations à la journée.

Pour payer facilement tous vos trajets, lisez notre mode d’emploi de la carte Suica.

Où dormir à Kyoto ?

  • Autour de la gare de Kyoto : le plus pratique pour arriver et repartir en shinkansen, et pour les excursions à Nara et Fushimi Inari.
  • Kawaramachi et Gion : plus d’ambiance, au cœur des restaurants et des bars, à quelques pas de l’est de Kyoto.
  • Une nuit en ryokan : Kyoto est l’endroit idéal pour essayer une auberge traditionnelle.

Et après Kyoto ?

Ce programme s’intègre parfaitement à notre itinéraire de 2 semaines au Japon, entre Tokyo et Hiroshima. Pour estimer ce que vous coûtera le séjour, utilisez notre calculateur de budget.